mercredi 26 octobre 2016

La Fille du train


Auteur : Paula Hawkins 
Editeur : Pocket
Genres : policier, polar, thriller
Parution : 8 septembre 2016
Prix : 7 € 80

Quatrième de couverture : "Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux comme Rachel et son mari ont pu l'être par le passé, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Jusqu'à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d'en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d'un visage désormais familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu..."

Notation
Mon Avis ?

 Peu habituée à lire des polars, je me suis lancée dans l'aventure de La Fille du train sans a priori. J'avais envie de me laisser bercer par ce roman dont j'avais tant entendu de bien et je suis plutôt satisfaite de cette lecture. 

Le style est précis, le rythme lent et régulier, comme le serait un train en mouvement. La musique lancinante et dérangeante de ce roman donne un ton dramatique et lugubre à la lecture. Les trois personnages féminins qui nous content l'histoire : Rachel l'héroïne, Megan la femme disparue et Anna, la femme qui a remplacé Rachel auprès de son époux, sont des femmes étranges. Tantôt distantes, tantôt perdues, tantôt clairement dépressives. Les couleurs chaudes ont disparu de ce livre pour ne laisser que différentes nuances de gris, nous plongeant dans une histoire sombre où tous les indices qui parviennent au lecteur sont à étudier de près. Qui a raison ? Quelle femme détient la vérité ? Doit-on les croire aveuglement ou se méfier de tout ce qu'elle nous dise ? Comment savoir si les informations qu'elles nous donnent au fil des pages ne sont pas fausses, inventées ? 

L'alcoolisme de Rachel joue sur son humeur, toujours plus égarée et mélancolique, et sur celle du lecteur. On se sent plier sous le poids de ses remords, ses regrets et ses interrogations. On aimerait la soutenir dans cette épreuve particulière, lui retirer le verre des mains pour qu'elle puisse de nouveau avancer et comprendre ce qui est arrivé lors de la disparition de Megan, mais on reste inéluctablement dans le rôle du spectateur. Piégé dans un rôle de voyeur presque malsain, comme Rachel lorsqu'elle épie son couple modèle depuis le train. 

En parlant de train, je vous conseille vivement de lire ce roman à l'intérieur d'un train, ou d'un autre véhicule en marche. Le balancement du corps rejoint le balancement des pages, et si l'on est emporté physiquement par le train, on l'est également par l'auteur. Dès les premières pages, nous sommes happés par ces mystères, ces non-dits, et nous ne ressortons la tête de l'eau qu'aux dernières pages, lorsque le voile tombe. Ma plus grande crainte était de comprendre trop vite où voulait en venir l'auteur, de démasquer le coupable. Mais heureusement il n'en est rien ! L'auteur nous manipule, comme elle manipule Rachel avec ses verres de trop. Et c'est bon d'être manipulé de la sorte ! 

Un très bon polar avec une atmosphère prenante et inquiétante que je conseille à tous ceux qui aiment être surpris et même à ceux qui aimeraient se lancer dans le genre. Une très bonne lecture que j'ai hâte de voir sur grand écran avec l'adaptation ! 




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